ESPACES DE VIE

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Le monde change et s’accélère. Pourtant, malgré la technologie, la mobilité et l’urbanisation incessante, nous avons tous des besoins humains immuables.

Nous avons besoin de calme, de temps libre, d’un environnement sûr et d’une véritable intimité.

L’urbanisation croissante pose une question fondamentale; comment est il possible de la contrôler et d’y intégrer la notion de « qualité urbaine » demande Anne-Marie Dahl, créatrice de Futuria.

« Comment concevoir notre environnement autour de l’être humain ? Comment encourager les individus à se retrouver quand ils bougent dans la ville? Dans une ville qui rend individualiste, il doit y avoir des points de rencontre naturels où l’homme peut s’unir spontanément

Où nous pouvons rencontrer et profiter de la compagnie de l’autre « , explique Anne-Marie Dahl.

« L’accès à l’éducation, aux réseaux de communication et l’impulsion mondiale font exploser les villes majeures.

Cela implique plus d’établissements d’enseignement, de lieux de travail et d’espaces urbains », explique Anne-Marie Dahl, une futuriste qui ne croit pas qu’un retour en arrière soit possible, même si la tendance est au recul.

«Le monde tend à se globaliser et se digitaliser de plus en plus. On change de travail plus souvent. La tendance « de la « turbo » société » s’installe et pérennise. Cela signifie que les hommes doivent trouver de nouvelles façons gérer une modernité fleurissante. Si nous construisons les lieux de vie exclusivement autour de la fonctionnalité, l’effet est trop intense », explique Anne-Marie Dahl, qui ne croit pas que la fonctionnalité soit efficace dans un milieu de travail moderne par exemple.

«Notre travail doit être plus innovant et créatif. Fonctionnalité extrême ne marche pas pour les gens créatifs qui ont besoin de culture et d’inspiration. Nous devons être en mesure de réfléchir « of the box » pour profiter d’espaces de vie et absorber l’inspiration « , explique t-elle.


 

Anne-Marie Dahl est une conférencière expérimentée et engagée, consultante et analyste.

Elle a une maîtrise en science politique et un B.A. en psychologie et est donc très préoccupée par la façon dont les grandes tendances de notre société – mégatendances – affecteront les êtres humains, les consommateurs, les familles et les travailleurs. Par exemple, la transition d’une société individualiste globale vers plus d’émotion et de nouvelles communautés sociales.